Témoignages d’implantés : Eva, François et Bénédicte

 

Voici maintenant publiés les témoignages de trois amis, tous trois implantés, avec des profils très différents, mais qui ont tous retiré de grands bénéfices de l'implant.

L'âge auquel chacun s'est fait implanter, leur type de surdité, et les besoins afférents qui en découlent, ainsi que leur cheminement jusqu'à l'implant, puis au sein du son neuf que ce dernier leur a apporté, tous différents encore, vous montreront que l'implant peut vous aider immensément, quel que soit l'âge auquel vous le recevez, à partir du moment où vous êtes médicalement éligible… et motivé pour saisir cette opportunité !

Vous pouvez aussi les trouver dans la page "Interviews" du site.

Eva Risch

Eva, actuellement ingénieur en recherche environnementale à Montpellier, est devenue totalement sourde sans transition à deux ans et demi, et a reçu son implant cochléaire à dix ans. Cela lui a permis de retrouver un très bon niveau d'audition, et de devenir bilingue anglais / français.

François Authier

François, sourd de naissance, a vu sa perte auditive s'aggraver brusquement vers la cophose, à l'oreille droite autour de 20 ans. Ayant des gens implantés dans son entourage proche, il a commencé à se poser la question de l'implantation, puis a assisté aux progrès exponentiels de son ami, Maxime, implanté un an plus tôt que lui, qui l'ont convaincu de franchir le pas. Il s'est donc fait implanter il y a bientôt un an, et, selon ses dires, ses propres résultats sont déjà impressionnants.

Bénédicte

Bénédicte, un des premiers enfants implantés en France, a reçu son implant à cinq ans, ce qui lui a permis d'apprendre à parler dès six ans, puis avec le temps, d'écouter de la musique et de téléphoner sans problème. Elle vient tout juste d'être diplômée de l'ISMAPP en master de Stratégie et décision publique et politique, et a décidé de se joindre à moi pour explorer la Nouvelle-Zélande et l'Australie pendant cinq mois avant de se lancer dans le monde du travail.

Auslan et oralisme – premiers aperçus

 

Hier soir, la fille de mon hôte, Lisa, m’a emmené à une soirée d’amis sourds, organisée pour l’anniversaire d’une amie du cercle. Je suis arrivée dans une maison remplie de mains tourbillonnant dans l’air et de conversations en Auslan auxquelles je ne comprenais goutte. Mais une maison où chacun sans exception est gentiment venu me dire bonsoir, se présenter et échanger quelques mots avec moi. Et au fil de la soirée, le charabia absolu a commencé à se structurer un peu jusqu’à ce que je sois capable de suivre quelques conversations, et d’en soutenir une à peu près sans difficulté. Avec une personne à la fois seulement, plus difficilement deux, mais nul ne peut prétendre maîtriser l’Auslan de bout en bout après une semaine de pratique seulement !

History of cochlear implant

 

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The origins : Volta's experimentation

Interest in stimulating hearing with electricity began in the 18th country with Count Volta, an Italian physicist who developed the electric battery. In 1800, he connected batteries to two metal rods that he inserted in his ears. He described that he received a 'jolt in the head' and then a sound 'a kind of crackling, jerking or bubbling as if some dough or thick stuff was boiling' (Epstein:1989: 34). Not surprisingly, it was quite uncomfortable and Volat did not repeat the experiment !

Fifty years after Volta, a Frenchman, Duchenne of Boulogne, tried using an alternating current to stimulate his hearing and heard what he described as a sound like an insect trapped between a glass pane and a curtain.

Alessandro Volta
Alessandro Volta

Stimulating the auditory nerve

The first direct stimulation of the auditory nerve in a human was performed during an operation by Lundberg in 1950 – the patient became aware of noise. In 1957, Djourno and Eyries implanted an electrode attached to an induction coil in the head of a deaf person. They were able to transmit a signal to the electrode via a radio antenna on the outside of the body. The person heard sounds resembling the chirping of a grasshopper or cricket. He was also able to recognise simple words like mama, papa, and allo. This experiment inspired many investigators about the possibilities of using implanted prostheses to enable deaf people to hear.

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