Bébé otarie

 

Canon EOS 450D, objectif Tamron 18-200mm. Réglages 1/125, f6.3, ISO 1600

 

Ce n'était que l'un des bébés otaries qui batifolaient par dizaines dans une petite rivière à quelques mètres de la côte de Kaikoura. Un spectacle magique, mais difficile à shooter à cause de la faible lumière et des gros contrastes qu'il y avait entre les reflets de l'eau et le pelage sombre des otaries. J'ai rongé mon frein pendant un moment, car mon appareil ne peut monter que jusqu'à 1600 ISO, ce qui n'était pas suffisant au début pour avoir des images claires ET nettes. Et impossible de filmer les ébats des otaries avec, par-dessus le marché – il n'a pas de mode vidéo ! Alors qu'à côté de moi Stef s'en donnait à coeur joie avec des ISO à plus de 2000 et plein de vidéos. Peinard. Grmbll.

J'ai un peu grogné dans ma barbe, contemplé le ballet des otaries, puis j'ai cherché un emplacement plus éclairé, quitte à faire du hors-piste, et j'ai rapidement rejoint le début de la piste, là où le soleil arrivait encore à percer les arbres. Ne restait plus qu'à trouver les bons réglages et à attendre l'instant où les bébés sortaient la tête de l'eau pour nous renifler avec curiosité… et voilà !

Bellbird

 

 

Canon EOS 7D, objectif Canon EF 100-400mm f4.5-5.6 IS USM

 

C'est l'un des oiseaux délogés du flax par le tui… qui est revenu à la charge sitôt ce dernier envolé quelques mètres plus loin ! Il fait partie de la même famille que le tui, les honey-eaters (autrement dit, ils mangent tous deux du pollen, d'où la bataille autour du flax). Petit et très mobile, il n'est pas facile à shooter… c'est pour cela qu'il m'a fallu de nouveau recourir au matériel de Stef pour le photographier, et attendre qu'il s'immobilise une seconde pour surveiller ses alentours.

La tache orange que l'on discerne au sommet de sa tête est le pollen dont il s'est goinfré. Regardez les nuances vertes tirant sur le jaune de son plumage; elles lui permettent de se fondre dans le feuillage des arbres.

 

Tui

 

 

Canon EOS 450D, objectif Tamron 18-200mm f/3.5-6.3 XR Di II LD Asphérique [IF]

 

Le tui est l'un des oiseaux que l'on rencontre le plus fréquemment en Nouvelle-Zélande, ce qui en fait un meilleur emblème que le kiwi, pratiquement invisible de nuit comme de jour. Celui-ci, après avoir défendu avec férocité son buisson contre les bellbirds, s'est ensuite perché sur la fleur du flax, pour se gaver de pollen. Lequel flax était juste sous notre nez, au fond du jardin.

Lire la suite

Foley’s Creek

 

Le voyage depuis Christchurch a duré pratiquement toute la journée. On est arrivées en fin d’après-midi et, sitôt les retrouvailles et présentations faites, on a dîné et on s’est couchées.
Je me suis endormie avant même d’avoir touché l’oreiller, et me suis réveillée avec le jour qui inondait la pièce à travers les rideaux.
 
Il a fallu encore un ou deux jours pour que je commence à m’y retrouver un peu. Le rythme était encore inopiné et je m’y faisais.
 
Un matin, j’ai emmené les chiens à la rivière. Le ciel était couvert, mais d’un gris clair uni, amical, qui laissait passer la clarté du jour. Le type de lumière qui donne un rendu optimum aux photos de forêt, mais donne un mal de chien au filtre polarisant pour effacer les reflets de l’eau.
La rivière était dans son cours normal, une eau claire et nette qui laissait voir les pierres du fond, et l’endroit où le courant forcissait, entre deux rochers séparés par une faille plus profonde que le reste de son lit. Les chiens nageaient dedans, courant après les bâtons et aboyant devant les cailloux.
J’ai longé un peu la berge, en passant de caillou en caillou. J’écoutais le bruit de la rivière, et le chant intermittent des oiseaux, que je commençais à reconnaître. J’ai regardé le vert des arbres, les couleurs sourdes de leur tronc dans la pénombre touffue du sous-bois.
Il y a eu un moment de calme, comme du bois de flottaison sorti des rapides, qui se retrouve brusquement sur de l’eau lisse, presque étale. Les chiens n’aboyaient plus. On n’entendait que leurs ébrouements de temps en temps, et le bruit des gouttes qui frappaient l’eau. Les oiseaux s’étaient tus. La rivière coulait et le vent soufflait un peu ; c’était tout.
J’ai ouvert grand les yeux, et j’ai respiré plus fortement.
Il n’y avait toujours que l’eau, le vent, les arbres. Et les cailloux.
J’ai regardé l’eau courant sur les pierres, les feuilles des arbres bouger dans le vent et les chiens rompre le reflet du ciel dans la rivière. Il ne s’est rien passé de particulier. J’ai attendu encore un moment avant de rappeler les chiens.
Quelque chose s’est allégé de mes épaules. Une sensation de joug qui se rompait, cette facilité à respirer qui revenait.
 
C’est bon d’être revenu de l’autre côté du monde.
 
 

Invercargill et les Catlins

 

Invercargill ne nous laisse pas une impression mémorable, si ce n’est de jolis jardins botaniques qui ne nous retiennent que le temps du déjeuner. Après un check-up au i-site qui nous confirme qu’il n’y a pas grand-chose de plus à voir, on descend jusqu’à Bluff, réputé être le point le plus méridional de Nouvelle-Zélande en opposition au Cape Reinga, point le plus septentrional.
Mais si le Cape Reinga mérite bien son épithète, l’endroit le plus au sud est en réalité Slope Point, à quelques dizaines de kilomètres de Bluff. Disons que la ville mérite bien son nom… :D

Lire la suite

Milford Sound

 

On se lève aux aurores et on court pour attraper le bus qui nous emmènera à Milford Sound en 4h30 – seul chemin possible, puisqu’il n’y a qu’une seule highway y menant, et qu’elle part de Te Anau, petite ville posée sur la rive d’un des plus beaux lacs de l’île sud. Le ciel est bas et lourd, les nuages menaçants, si bien qu’un moment, on craint de devoir faire la croisière sous la pluie.
Heureusement, aux abords de Te Anau, les nuages se clairsèment et le soleil revient juste à temps pour achever de réveiller la horde endormie qui sort du bus pour contempler le lac – ou plus prosaïquement faire le plein de denrées comestibles en tout genre.
Lire la suite

Queenstown et le Black Sheep

 
 
Arrivées en milieu de matinée à Queenstown, petite ville posée au pied du fantastique lac Wakatipu et des éblouissants Remarkables Mounts (où ont été filmées nombre de scènes des Deux Tours) on a juste le temps d’aller au centre d’information pour dénicher un backpacker pas cher… avant de se faire exploser le rétroviseur gauche par une bonne dame pas fichue de regarder avant d’ouvrir sa portière côté rue !

Franz Josef & Fox Glaciers

 

 
 
… Et on repart de nouveau, vers Franz Josef Glacier, où l’on arrive sous une pluie fine qui promet de s’aggraver cette nuit et le lendemain. On choisit alors de dormir dans un backpacker et, le check-in fait, de faire malgré tout la rando menant à la face terminale de ce glacier qui est, avec son voisin, le Fox Glacier, le glacier le plus bas du monde.