5 choses que vous FAITES à Wellington, quoi que vous vouliez

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1/ A Wellington relooking capillaire tu subiras.
Ce n’est pas pour rien que les locaux l’appellent Windy Welly. La position de la ville, à la pointe sud de l’île nord et à l’ouverture du détroit de Cook lui fait prendre en pleine poire les conséquences d’un phénomène atmosphérique décoiffant. Comme la NZ est située sur les « roaring forties », les quarantièmes rugissants, elle est la seule langue de terre avec le Chili, à couper la route aux vents qui font le tour complet du globe sans rencontrer d’autre opposition. Et l’ouverture que crée le détroit de Cook pousse les vents à se compresser pour passer entre les deux îles, accroissant leur vitesse et leur violence. En somme, quand on se balade dehors, on enfonce bien les chapeaux sur la tête en priant pour ne pas les perdre, ou on s’attache les cheveux sous peine de ressembler à Méduse (l’animal piquant aussi bien que la figure de légende) après cinq minutes et de s’arracher le scalp au retour, en essayant en vain de défaire le nid de nœuds que vos belles ondulations soignées sont devenues.
 

Lower Tama Lake

Lower Tama Lake

 

Canon 450D, objectif Tamron 18-200mm et filtre polarisant. 1/100 f/8 ISO 100

Le sommet que vous voyez en arrière-plan est le mont Ruapehu, un des trois volcans du parc. Suite à un jour off au travail et à un temps magnifique prévu, on s'est tirées du lit à l'aube pour aller faire la randonnée des Tama Lakes, dans le Tongariro National Park. Elle est longue – six heures – mais les vues sont magnifiques dès que le temps s'y prête. La dernière montée jusqu'à l'Upper Lake est la plus raide du chemin, mais la vue finale vaut le coup. Jugez par vous-mêmes !

D'autres photos ici :

Lord of the Ring’s land

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Après deux semaines et demie de crapahutage, entre roadtrip et hôtes, balades autour de merveilles naturelles et randonnées dans les parcs nationaux, et ce malgré le temps décidément capricieux, je suis passée d'émerveillement en émerveillement devant la luxuriance et la beauté qui se déversaient sous mes yeux à chaque pas.
Et désormais, une seule chose m'étonne : que l'industrie cinématographique n'ait pas réalisé plus vite le potentiel de ce pays en termes de paysages et cadres époustouflants pour n'importe quel film. Il aura fallu Peter Jackson et la saga de fantasy la plus universellement connue dans la littérature pour rendre justice aux richesses de la Nouvelle-Zélande.
Et une seule chose ne m'étonne pas : c'est que le défi panoramique du Seigneur des Anneaux ait été relevé avec aisance. Nul autre pays n'eût pu mieux incarner à la fois la fraîcheur pastorale de la Comté, le mystère de la Lothlorien, les ombres du Mordor ou la grandeur des montagnes de la Moria et des Piliers des Rois. 

Les photos dans les posts précédents (en cours de mise à jour…) ne rendent parfois guère justice à la beauté et l'atmosphère des endroits par lesquels je suis passée; au moins vous donneront-elles un aperçu en creux de la profusion et de la magnificence des paysages, tous totalement différents, tous également captivants.

Waitomo Caves

Glowworms

 

(Veuillez excuser la qualité des photos, elles ont été prises de mon portable !)

Levées à 7h, on trace pour atteindre les Waitomo Caves dès 9h. S'ensuit une longue négociation pour savoir lesquelles on va visiter – car il y a trois grottes au total : la Waitomo Cave, la plus touristique car la plus spectaculaire, Aranui Cave, vantée pour ses terrasses de stalactites et stalagmites roses et bruns, et Ruakuri Cave où l'on entend le bruit des chutes d'eau souterraines et contemple des tapisseries de cristal.

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Bridal Veils Falls – Mangaokewa SR

Bridal Veil Falls

 

Sitôt le checkout fait, on prend la Kawhia Road pour s'arrêter aux Bridal Veils Falls. Un sentier de 10 mn conduit au sommet des chutes, et il faut marcher 20 mn de plus pour arriver au bassin des chutes, 55 mètres plus bas. L'aire de parking étant un lieu de prédilection pour les vols de voiture, on décide de descendre à tour de rôle, et l'honneur de passer en premier m'échoit… Lire la suite

Pukekohe, Auckland

 

 

Oui, PU-KE-KO-HE, et pas  "Pokékohé" comme l'écorche sans cesse Bénédicte !

Ce petit bourg à une demi-heure d'Auckland City – pour différencier la ville de la région d'Auckland – est l'endroit où on a fait plus ample connaissance avec le climat néo-zélandais et le travail dans une ferme. De noix de macadamia plus exactement, tenue par nos hôtes Virginia et Charles, des Anglais de pure souche, atterris en Nouvelle-Zélande après avoir vécu plusieurs années en Europe et en Afrique dans leur jeunesse.
On devait accomplir quatre heures de travail par jour, weekend inclus, mais modulables selon que l'on voulait avoir des day-off ou non. Autant vous dire qu'on n'a pas chômé, et que la majorité du travail se faisait à l'extérieur pour mon plus grand plaisir… et le malheur de Bénédicte, puisque le temps n'était pas vraiment clément la première semaine :D.

Première leçon à retenir en Nouvelle-Zélande : ne sortez JAMAIS sans K-way, bottes et rain pants, si vous voulez rester secs à l'extérieur. Car, comme le veut le dicton kiwi "si le temps ne vous plaît pas, attendez cinq minutes." S'il fait beau, il peut pleuvoir des trombes dix minutes plus tard, pendant vingt minutes, puis faire beau à nouveau cinq minutes – le temps de sécher -, puis pleuvoir à nouveau des cordes… Et le ballet se répète à l'envi, selon les caprices du ciel, n'en déplaise au malheureux helper qui se retrouve dans la boue et l'humidité, ne sachant plus s'il doit courir s'abriter à la moindre goutte, quitte à arriver à l'intérieur juste quand la pluie s'arrête, ou rentrer la tête dans les épaules en priant pour ne pas être saucé jusqu'aux os…
Deuxième leçon : si vous avez retenu la première leçon, et que vous travaillez dur, ne mettez pas forcément les rain pants, si vous voulez rester raisonnablement secs à l'intérieur. Car les rain pants sont invincibles contre l'humidité… votre propre transpiration incluse. Du coup, si vous restez secs à l'extérieur, qu'il pleuve ou non, en l'espace d'une heure vous nagerez littéralement dans le Grand Bleu à l'intérieur si vous mettez du coeur à l'effort. Inutile de vous dire que je n'ai pas tenu longtemps dedans… Je préfère encore avoir des poches dans lesquelles mettre mes gants et mes cisailles, de toute façon.

La première semaine, on a donc alterné outdoor et indoor jobs, selon que la pluie était intermittente ou continue. On a fait beaucoup de "de-hushing", qui ne peut se traduire qu'approximativement par "décortiquage". Autrement dit on travaillait avec une machine qui enlève la première coque des noix au milieu d'un grand vacarme. C'est pas très compliqué sur le papier : on vide un seau de noix à un bout, on touille ensuite dans l'entonnoir avec un bâton pour que la machine ne se bloque pas, et de vertes, les noix sortent marron à l'autre bout, en passant sur des rails où on les trie. On rattrape celles pas bien dégagées pour les faire repasser dans l'entonnoir, élimine celles pourries, trop petites, ou cassées… et laisse passer toutes les autres qui tombent dans des sacs. Lesquels sont ensuite décrochés du cadres, pesés, transvasés dans un autre sac, et mis à sécher par nos soins. Elles sèchent ainsi pendant six semaines, avant d'être de nouveau décortiquées avec une autre machine plus délicate, ou directement envoyées aux commerçants. On a aussi fait beaucoup de ménage, de cuisine, et la coupe d'un tas de bois, qui nous a pris cinq jours sous la pluie et le vent… Et fait connaissance avec les poules et les 4 cochons, dont deux que j'ai vite rebaptisés Schopenhauer et Kant. Déformation khâgnale, qu'est-ce que vous voulez… et c'était proprement tordant de dire "Non ce n'est pas l'orage, c'est Kant encore en train de grogner… – Dis, je crois que Schopenhauer veut des gratouillis." Et de voir ce dernier courir derrière Bénédicte pour les avoir ses gratouillis, n'en déplaise à mademoiselle :D

La deuxième semaine, le temps étant plus clément, on a fait du picking en force. Avec grimper d'arbre et force positions acrobatiques pour attraper les noix les plus hautes avec le bâton de picking, et tirer un bon coup pour qu'elles tombent en cascade sur la bâche en bas pendant que l'autre helper se protège comme il peut. Et comme Béné n'aimait pas grimper aux arbres, devinez qui s'en donnait à coeur joie ? :D On a également fait un énorme bonfire entre deux souches d'arbre déracinées pour brûler tout le bois mort patiemment coupé et empilé, avec de gros troncs de bambous qui explosaient sous la chaleur. Et qui demandaient un bon coup de fourche pour entretenir le feu sans rôtir sur place ! Enfin, en vrac, on est devenues des expertes du lavage de voiture, du tri sélectif, de la pâtisserie anglaise et de la cuisine de la noix de macadamia à toutes les sauces. Et des puzzles. Et de l'humour anglais.

Et on a FINALEMENT réussi à acheter une voiture… Mais cela est une autre histoire, qui sera contée une autre fois. (Ceux qui connaissent la citation sont de grands connaisseurs de la littérature pour enfants).