Thunderstorm

A peine avais-je dit et répété qu'ici tout n'était que soleil chaleur et beauté que le lendemain Sue m'annonce qu'une grosse tempête était prévue pour toute la journée. Argh, zut, crotte. Ok… Mais une tempête, vraiment ? demandé-je, me disant que ça ne devait pas être si terrible que cela, un peu de vent, un peu de pluie… Et elle de m'expliquer gentiment que durant la dernière tempête  ici, il y a un mois environ, il y avait eu de la pluie, des rafales de vent, un énorme orage avec son lot de coups de tonnerre et d'éclairs, et une nuée de grêlons de la taille d'une balle de tennis s'était abattue sur Perth et les environs, et avait endommagé beaucoup de voitures et de bâtiments (je confirme, j'avais vu le toit d'une voiture transformé en gaufre hier). Elle m'a aussi montré les traces que la déferlante d'eau et de grêle avait laissé sur la maison  : des traces d'humidité et de fuite à la jointure des fenêtres et des rayures sur les vitres. Glurps. Ok, d'accord, pigé, au moindre atome de grêle je m'abrite illico dans un truc fermé et solide…

Je suis quand même allée dans Perth downtown, faire un tour dans les musées, mais cela m'a suffi pour me faire tremper jusqu'à la moelle des os en l'espace d'un quart d'heure, lorsque le premier nuage a crevé. Et quand je dis "jusqu'à la moelle des os", j'exagère à peine; je me suis demandé un court instant si les gardes du musée allaient vraiment me laisser passer alors que chaque centimètre carré de mes vêtements dégoulinait littéralement… Heureusement, le passage des trains et des gens créait un courant d'air chaud à la gare de Perth, et j'ai pu arrêter de ressembler à un cocker naufragé au bout d'un certain moment passé à faire l'épouvantail sur les quais :D. Mais inutile de vous dire que j'y ai regardé à deux fois au retour avant de me risquer hors de Karrakatta Station pour revenir chez mes hôtes, et que je n'ai pas traîné dehors quand les gouttes ont recommencé à tomber.

Et maintenant, il est dix heures trente passées, et depuis deux heures les éléments se déchaînent au-dessus de nos têtes. Tout y passe : les gouttières se sont transformées en cascades et la terrasse en piscine, ce qui a provoqué la retraite désordonnée des deux chats bien arrosés dans leurs coins respectifs. J'entends très bien les armées de grêlons atterrir de temps à autre sur le toit, le ballet du tonnerre et des éclairs va bon train… et mes hôtes bouquinent d'un calme parfait. La seule réaction que la tempête a provoqué chez eux est : "J'espère qu'il n'y aura pas trop de chutes de branches sur le toit."

L'héritage anglais, j'imagine…

Les Australiens n'ont pas fini de me surprendre.

 

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