Il en faut peu…

 

Parfois, il faut passer au travers d’un ou plusieurs films*, du souvenir de Nadav, de grandes discussions philosophiques sur la vie, l’art et l’humanité ; et puis faire une simple balade dans les rues de Gosford…
Pour réaliser encore, et définitivement, que le bonheur n’est pas dans l’insurpassable, l’inatteignable, l’exceptionnel. Qu’il est juste là, si l’on veut bien le prendre. Qu’on peut être heureux comme on est, là où l’on est, à cet instant même.

Si on arrête de vouloir plus, de chercher mieux, d’être insatisfait. Et qu’on voie ce qu’on a : un toit, de la nourriture, un corps qui marche bien,  la nature à contempler, des amis, et un lendemain.

Le bonheur tient dans les petites choses. Et parfois dans le seul fait d’être au monde.
Dans la présence, tout simplement.

 

A quoi bon les carrières fulgurantes, le stress du travail effréné, les montagnes d’argent gagnées au prix effarant du temps perdu,
à quoi bon laisser s’épuiser sa vie, son énergie dans la quête d’une réussite illusoire,
quand l’essentiel est juste devant vous ?

 

 

* Le Scaphandre et le Papillon, et Bagdad Café.

 

In memoriam Nadav Shavit

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *