Punakaiki Rocks

 
 
 
 
 
Le réveil entre les deux highways, après la nuit passée dans un havre de paix loin, loin loin des mouches est… difficile. Il fait FROID et le vent à couper au couteau n’arrange rien… Mais on survit au petit déjeuner et au rangement de la voiture, au prix de doigts gelés, et on prend vite la Buller Gorge Road pour retrouver le soleil. La route est quelque peu… sinueuse, on va dire, pour être gentils !
 
 
Mais à Murchison, la chance nous sourit : on trouve un abri public pour faire notre toilette de chat, notre vaisselle, et recharger les réserves d’eau. Et le soleil éclatant au-dessus de tout cela nous réchauffe à satiété. Bonheur.
Il en faut peu pour être heureux, parfois !
 
Après cette pause bien méritée, on file vers Westport pour aller sur la côte voir les phoques. Lesquels se prélassent au soleil sur les rochers ou vont se rafraîchir les nageoires dans l’eau, oublieux des randonneurs qui passent sur le chemin côtier. La belle vie.
 
 
 
 
Enfin, on déjeune aux Punakaiki Rocks, plus connues sous le nom des Pancakes Rocks. Ce sont les formations calcaires de Dolomite Point qui, érodées par le vent et la mer, ont vu leurs sédimentations mises à nu et leur forme découpée en circonvolutions bizarres, les faisant ressembler à des piles de pancakes épaisses. D'où leur surnom. A marée haute, la mer surgit dans les cavernes creusées par son action et déferle violemment dans les trous de la roche. De quoi rappeler à notre bon souvenir qu'ici, ce sont les éléments qui règnent en maîtres.
 
 
 
 
Mais le clou du spectacle, pour nous, sera surtout la balade de 2H qu’on fait le long de la Punakaiki River, un kilomètre plus bas après une plage stupéfiante de puissance. De l’eau claire comme du cristal, des arbres pétrifiés, comme figés pour l’éternité dans un écrin bleu, des roches laiteuses plongeant dans l’eau, une végétation luxuriante et au milieu de tout cela, le léger bruissement de l’eau qui va son chemin. Une balade de rêve, au pays des rêves, dont on ressort vaguement déboussolé par le retour à la réalité.
 
 
 
De là on continue vers Greymouth, puis vers l’Arthur’s Pass National Park. Le temps menaçant et le chemin restant nous conduisent à monter le camp tôt sur une aire de repos au bord de la route, pour pouvoir cuisiner nos haricots en sauce avant la pluie. Mission accomplie : on est bien au chaud dans nos duvets quand les premières gouttes tombent. Le temps de lever un oeil à moitié endormi vers elles, et je tombe déjà dans mes rêves.
 

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