Melbourne

 

Ce qui caractérise Melbourne d'emblée : son temps… changeant. Et le mot est faible. En deux heures vous pouvez passer d'un temps doux et un beau soleil à une grosse pluie qui s'achève sur d'énormes rafales de vent et une plongée du thermomètre vers les cinq degrés. Parfois, un bel arc-en-ciel pour couronner le tout, quand le ciel veut se faire pardonner… Je vous laisse imaginer le nombre de déshabillages et rhabillages en catastrophe, selon le tempo céleste, et nos allées et venues entre musées et balades.

La deuxième chose qui saute aux yeux dans Melbourne, c'est l'architecture. Des Docklands à la State Library, voire même en poussant jusqu'à Saint Kilda Road, plusieurs époques et styles se télescopent sous vos yeux, des immeubles d'art contemporain en passant par les colonnes romaines de la State Library et l'imposant dôme du Arts Centre, jusqu'aux polygones futuristes de Federation Square, il y en a pour tous les goûts et toutes les fantaisies. Les constructeurs ne se sont absolument rien refusé, même pas le Cow Tree qui orne le quai des Docklands face à la mer. Impressionnant, déroutant, et très amusant pour l'éternel fantaisiste que je suis. J'aime les choses improbables, qui surgissent au détour d'un coin de rue pour vous surprendre, et j'ai été comblée sur ce point.
 C'est ce qui donne sa personnalité à la capitale du Victoria, à mon sens : cela donne l'impression que son centre-ville est moins strict, moins "tracé au carré" que celui des autres grandes cités d'Australie.

Tous les guides sur l'Australie disaient que la scène artistique de Melbourne était très éclectique, fourmillante et dynamique; rien de plus vrai. On peut voir un nombre époustouflant de pièces de théâtre et autres spectacles au Arts Centre, la National Gallery of Victoria renferme quelques belles pièces de peintres européens et propose des expositions temporaires aussi pointues que diverses, le Ian Potter Centre a une magnifique collection d'oeuvres aborigènes… et surtout, l'Australian Centre for the Moving Image accueille actuellement une exposition sur l'oeuvre et l'univers de Tim Burton ! Malheureusement, le prix d'entrée élevé m'a finalement rebuté, mais les livres et les catalogues de l'exposition sont juste sublimes; il a vraiment fallu me retenir pour ne pas tous les emporter dans mon sac :D

Pas très loin (à moins d'une heure) du centre-ville, se trouve le Churchill Hill National Park, où l'on peut dénicher des kangourous et une flopée d'oiseaux australiens en deux temps trois mouvements : le rêve pour quelqu'un qui veut absolument contempler ces animaux emblématiques de l'Australie en liberté ! Malheureusement, le parc a été sévèrement touché par les incendies du Black Saturday en 2009, et beaucoup d'arbres morts, au tronc noirci, s'y dressent encore sur des clairières désolées. Heureusement, la nature travaille activement à reprendre le dessus, et l'on voit les jeunes pousses vertes poindre au milieu de nulle part. Espérons qu'elles grandiront en toute tranquillité désormais !

Cela dit, j'avoue cependant que Melbourne, malgré toutes ses qualités, n'a pas réussi à détrôner Sydney dans mon coeur. Peut-être à cause de son temps, décidément pourri lorsque j'y étais; peut-être parce que j'ai manqué de temps pour l'apprécier pleinement et mener à bien mes investigations comme je l'aurais voulu – mes hôtes et l'apprentissage de l'Auslan étant assez prenants au final – , je ne sais trop. Mais je sais que j'y reviendrai après la Nouvelle-Zélande, et j'ose espérer y découvrir de nouvelles pépites, y rencontrer de nouveaux gens, qui me feront m'attacher un peu plus à cette ville cosmopolite.

Une réflexion au sujet de « Melbourne »

  1. Coucou Cécile ! je vois que tu profites largement du tourisme dans les villes que tu visites, en parallèle de tes investigations, c'est super pour notre culture continue ! :)
    Juste une chose cependant, pour visites les musées et autres bâtiments culturels tu ne peux pas te servir de ta carte d'invalidite afin d'entrer gratuitement ou obtenir un tarif réduit? j'imagine que ça serait faisable surtout si comme tu le dis, les australiens sont très ouverts vis-à-vis de l'handicap… c'est ce que j'ai fait en Italie et grâce à cette ptite carte orange j'ai fait de réelles économies ! on en a une, tant qu'à faire, autant en profiter…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *