De spirito felis

Parfois, quand je me demande ce qui, nom de Dieu, m'empêche d'arrêter de chercher le dahu et de mener une vie bien peinarde dans la triade métro-boulot-dodo, ou autres réflexions métaphysiques déprimantes dans ce genre, il n'y a en général aucun autre être vivant dans la pièce que mon chat pour me voir patauger de cette façon, et passer ma rage sur mon clavier ou les légumes. Et nul autre ne pourrait être plus efficace que lui pour m'en réconforter, puisque chaque fois qu'il me voit ainsi, il va tranquillement s'asseoir à côté de moi et se met à ronronner jusqu'à ce que j'oublie mes pensées noires, trop occupée à lui grattouiller le menton et à le voir se pâmer de délice.

C'est une des principales raisons pour lesquelles le sevrage de sa présence ne va jamais sans vague à l'âme. Je n'entends pas par ce qui va suivre que le moral soit en berne actuellement, mais nul ne peut éviter d'avoir une baisse de régime de temps en temps. Or, pile au moment où j'étais un peu dans un de ces moments "mais ça sert à riiiien tout ça, j'y arriverai jamaiiiis", je suis entrée dans la chambre que j'occupe, pour y trouver le second chat de la famille installé sur mon lit, lui qui est habituellement presque impossible à amadouer, et qui n'attendait que mon arrivée pour se mettre à ronronner pendant une bonne heure…
Je vous laisse imaginer l'ébahissement dans lequel cette vision me plongea !

Alors, je ne sais absolument pas s'il y eut transmission télépathique de chat à chat, mais quoi qu'il en soit, merci à nos amis à quatre pattes et moustaches pour cette solidarité féline, qui apparaît toujours au bon moment…

 

 

(si, si, le chat se dit bien (et bien à-propos !) "felis,is" pour les réfractaires au latin !)

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