5 choses que vous FAITES à Wellington, quoi que vous vouliez

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1/ A Wellington relooking capillaire tu subiras.
Ce n’est pas pour rien que les locaux l’appellent Windy Welly. La position de la ville, à la pointe sud de l’île nord et à l’ouverture du détroit de Cook lui fait prendre en pleine poire les conséquences d’un phénomène atmosphérique décoiffant. Comme la NZ est située sur les « roaring forties », les quarantièmes rugissants, elle est la seule langue de terre avec le Chili, à couper la route aux vents qui font le tour complet du globe sans rencontrer d’autre opposition. Et l’ouverture que crée le détroit de Cook pousse les vents à se compresser pour passer entre les deux îles, accroissant leur vitesse et leur violence. En somme, quand on se balade dehors, on enfonce bien les chapeaux sur la tête en priant pour ne pas les perdre, ou on s’attache les cheveux sous peine de ressembler à Méduse (l’animal piquant aussi bien que la figure de légende) après cinq minutes et de s’arracher le scalp au retour, en essayant en vain de défaire le nid de nœuds que vos belles ondulations soignées sont devenues.
 

Robin

 

Canon 450D, objectif Tamron 18-200. Réglages 1/80 f/6.3 ISO 400

 

Sur ma lancée, je vous présente aussi le petit oiseau qui nous a observés avec curiosité pendant toute la session photo sur le pont de la Maruia River : le South Island robin ! Pendant qu'on mitraillait à tout va, en grommelant et en changeant de réglages toutes les deux secondes, il s'est rapproché par petits bonds depuis les arbres au-dessus du pont puis sur la rambarde de ce dernier, jusqu'à se retrouver à cinquante centimètres de nous sans sourciller.
Quand je m'en suis rendu compte, j'ai eu le temps d'enlever le filtre polarisant (qui aurait rendu son plumage trop sombre) et de baisser les ISO en conséquence, mais je n'ai pas touché au reste des réglages (paramétrés pour la rivière !) de peur qu'il s'envole avant que je ne puisse le shooter. J'ai donc photographié au petit bonheur la chance, et suis bien tombée !… mais sachez que 1/80 c'est normalement beaucoup trop faible comme vitesse d'obturation pour avoir une photo nette d'un oiseau; il faut être dans les 1/200 parfois monter jusqu'à 1/1000… Là, j'ai eu de la chance, parce qu'il prenait littéralement la pose !

Après cela, il nous a suivis une partie du chemin, avant de vaquer à ses affaires et de nous laisser tomber sur un trio de fantails… mais ça ce sera pour une autre fois !

Maruia River

 

Canon 450D, objectif Tamron 18-200 et filtre polarisant, réglages 1/100, f/4.5 ISO 800

 

Cette rivière à l'eau bleu glacier se trouve en plein milieu de l'île sud, dans la Lewis Pass, une trouée au milieu des montagnes par laquelle passe l'autoroute qui relie Murchison à Christchurch. Elle signe le début d'une très belle randonnée de 4 à 5 heures qui conduit au lac Daniells, complètement perdu au milieu de forêts de fougères et des montagnes environnantes.

Ici, le défi était de parvenir à bien rendre la couleur de l'eau malgré les reflets sur la surface et la lumière basse. J'ai donc utilisé un filtre polarisant, une vitesse pas trop élevée mais assez pour pouvoir tenir l'appareil à la main sans effet de flou, et j'ai compensé la basse lumière avec une grande ouverture et des ISO élevés.

On se croirait plongé dans un conte de fées, non ?