New life, New Zealand

 

Quand on part un jour, on finit toujours par repartir.
C’est comme cela que beaucoup ont interprété ce que j’ai expliqué après mon retour dans la mère-patrie. Que je m’étais fait avoir par le virus du voyage, par l’échappatoire permanent du quotidien qu’il représentait. La fuite des responsabilités que tout un chacun voit venir dans sa vie, tôt ou tard : le travail, le mariage, les enfants. Plus spécifiquement celle de trouver un travail pour assurer sa subsistance, et de s’y tenir. Pour se faire un nom, une carrière, de l’argent, et que sais-je encore. Assurer sa sécurité, prouver qu’on est soi-même une sécurité, et rentrer dans le moule de la fille bonne à marier, pour le dire crûment.
Me faire une vie bien rangée, et il ne me resterait plus qu’à dégoter le candidat idéal pour convoler en tout bien tout honneur et me mettre à pondre des enfants, comme la société s’y attend.
Eh bien non, figurez-vous. Il ne s’agit pas de cela. L’équation se pose selon des termes complètement différents à mes yeux.