…Et la boucle est bouclée

 

Juillet 2008, sur l'Opera Wharf avec Magali : "Tu veux pas que je prenne une photo de toi devant l'opéra ? – Non, c'est pas la peine. – Ben pourquoi ? – Parce que je sais que je reviendrai."

Et deux ans plus tard… défi relevé. Hey kid, you've done it !

 

// July 2008, on the Opera Wharf with Magali : "D'you want me to take your picture in front of the opera ? – No, it's not worth it. – Why so ? – Because I know I'll be back."

And two years later… challenge met. Hé gamin, tu l'as fait !

Oh, what the heck ?

"J’avais compris qu’avec de l’énergie et de l’envie on apprend vite. J’avais gagné un tout petit peu de confiance en moi.

Juste assez pour me dire que peut-être, peut-être, peut-être, si je m’autorisais vraiment à délirer, peut-être, un jour, je pourrais faire ce dont j’avais toujours rêvé : des dessins. Je n’avais fait aucune école d’art, je ne connaissais personne dans ce milieu. Je ne savais même pas si je savais vraiment dessiner.

En fait, je ne savais rien.

J’avais juste l’impression que si je n’essayais pas, j’aurais toujours ce doute terrible au fond de moi. J’avais enfin grandi et j’étais prête à prendre des risques. Et surtout je savais que si ça ne marchait pas, baaaaah. Je n’en mourrais pas. Je pourrais toujours être attachée de presse, ou monitrice de planche à voile dans des camps de naturistes, voilà.

J’ai décidé de me lancer. J’allais devenir illustratrice, tiens."

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Témoignages d’implantés : Eva, François et Bénédicte

 

Voici maintenant publiés les témoignages de trois amis, tous trois implantés, avec des profils très différents, mais qui ont tous retiré de grands bénéfices de l'implant.

L'âge auquel chacun s'est fait implanter, leur type de surdité, et les besoins afférents qui en découlent, ainsi que leur cheminement jusqu'à l'implant, puis au sein du son neuf que ce dernier leur a apporté, tous différents encore, vous montreront que l'implant peut vous aider immensément, quel que soit l'âge auquel vous le recevez, à partir du moment où vous êtes médicalement éligible… et motivé pour saisir cette opportunité !

Vous pouvez aussi les trouver dans la page "Interviews" du site.

Eva Risch

Eva, actuellement ingénieur en recherche environnementale à Montpellier, est devenue totalement sourde sans transition à deux ans et demi, et a reçu son implant cochléaire à dix ans. Cela lui a permis de retrouver un très bon niveau d'audition, et de devenir bilingue anglais / français.

François Authier

François, sourd de naissance, a vu sa perte auditive s'aggraver brusquement vers la cophose, à l'oreille droite autour de 20 ans. Ayant des gens implantés dans son entourage proche, il a commencé à se poser la question de l'implantation, puis a assisté aux progrès exponentiels de son ami, Maxime, implanté un an plus tôt que lui, qui l'ont convaincu de franchir le pas. Il s'est donc fait implanter il y a bientôt un an, et, selon ses dires, ses propres résultats sont déjà impressionnants.

Bénédicte

Bénédicte, un des premiers enfants implantés en France, a reçu son implant à cinq ans, ce qui lui a permis d'apprendre à parler dès six ans, puis avec le temps, d'écouter de la musique et de téléphoner sans problème. Elle vient tout juste d'être diplômée de l'ISMAPP en master de Stratégie et décision publique et politique, et a décidé de se joindre à moi pour explorer la Nouvelle-Zélande et l'Australie pendant cinq mois avant de se lancer dans le monde du travail.

Melbourne

 

Ce qui caractérise Melbourne d'emblée : son temps… changeant. Et le mot est faible. En deux heures vous pouvez passer d'un temps doux et un beau soleil à une grosse pluie qui s'achève sur d'énormes rafales de vent et une plongée du thermomètre vers les cinq degrés. Parfois, un bel arc-en-ciel pour couronner le tout, quand le ciel veut se faire pardonner… Je vous laisse imaginer le nombre de déshabillages et rhabillages en catastrophe, selon le tempo céleste, et nos allées et venues entre musées et balades.

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En passant

Hello tous !

 

Comme vous n'aurez pas manque de le remarquer, les articles se font rares en ce moment… pour la bonne raison que mon hote de Melbourne n'a pas de connexion internet ! Du coup les mises a jour sont nettement plus galeres a faire, et je me suis focalisee sur les interviews a faire…

Mais a Sydney, ou je pars dans deux jours, l'acces internet devrait etre plus facile – see you soon then !

 

Auslan et oralisme – premiers aperçus

 

Hier soir, la fille de mon hôte, Lisa, m’a emmené à une soirée d’amis sourds, organisée pour l’anniversaire d’une amie du cercle. Je suis arrivée dans une maison remplie de mains tourbillonnant dans l’air et de conversations en Auslan auxquelles je ne comprenais goutte. Mais une maison où chacun sans exception est gentiment venu me dire bonsoir, se présenter et échanger quelques mots avec moi. Et au fil de la soirée, le charabia absolu a commencé à se structurer un peu jusqu’à ce que je sois capable de suivre quelques conversations, et d’en soutenir une à peu près sans difficulté. Avec une personne à la fois seulement, plus difficilement deux, mais nul ne peut prétendre maîtriser l’Auslan de bout en bout après une semaine de pratique seulement !

Accessibilité et vie quotidienne pour un sourd en Australie

 
 
Il y a des écrans dans les trains de Melbourne et de Sydney, indiquant quel est le prochain arrêt et quel est le terminus, tout comme dans les bus parisiens. Pas dans les tramways en revanche, parce que les anciens modèles sont toujours opérationnels et n’ont pas été améliorés. Dans les bus non plus, malheureusement. Mais si vous demandez au conducteur, il consentira volontiers à vous signaler  l'arrêt où vous devez descendre.
Les programmes TV pubs comprises, sont intégralement sous-titrés excepté certaines pubs et un ou deux programmes qui ne passent que tard dans la nuit.

Teaser

 

Voilà un petit aperçu de ce qui vous attend dans les prochains jours… Je bosse comme six en ce moment pour dépiauter toutes les photos et interviews, faire des articles sur les associations autour des personnes sourdes d'Australie, les cliniques, les écoles, et vous en dire plus sur l'implant et l'Auslan en général. Je me suis aussi rendu compte en faisant l'article sur Adelaide que j'avais oublié de faire un panorama de Perth. La boulette. Donc j'y travaille aussi. Et dans tout ça j'essaie de trouver un moyen de faire apparaître des featured articles sans ficher en l'air toute l'infrastructure PHP du blog. DONC… attendez-vous à voir apparaître plein de petits trucs. Pas tout de suite, ho hé ho hein.

- Mais bientôÔôt….

 

Bananamania

 

 

Sans la banane, l'humanité ne serait que poussière stérile dispersée aux quatre coins d'un univers sombre et froid. La banane est à l'espèce humaine ce que le miel est aux ours, l'herbe aux vaches : la nourriture de base, sans laquelle toute survivance est impossible. Autrement, comment voulez-vous que le singe ait pu donner naissance à l'homme ? L'imagerie enfantine ne se trompe pas lorsqu'elle représente les ouistitis radieux en train d'éplucher une banane; c'est de là que découle leur jovialité et le germe de leur future évolution : l'homme est né de l'humour surgi chez les singes. Sans sens de l'humour, qu'est-on sinon bestialité ? – Pour ce que rire est le propre de l'homme, comme disait si bien Rabelais. Les mangeurs de banane sont les hommes les plus drôles de la terre, c'est prouvé scientifiquement.

(Bon allez, j'arrête là, je pleure littéralement de rire derrière mon ordi, avec mon banana milk – quand je vous disais que la banane rend de bonne humeur !)

*Hem* Tout ça pour dire qu'à mon sens, la banane est le plus succulent de tous les fruits; pour moi les gens qui n'aiment pas la banane passent à côté d'une dimension essentielle de l'existence, un peu comme s'ils n'aimaient pas le soleil (comme disait le Bob des muffins – cherchez pas, référence obscure réservée aux initiés…), et les trois choses les plus précieuses jamais inventées par l'humanité (bon, en l'occurrence par Marc Grossman et De Vecchi) après le chocolat et Roald Dahl, sont la recette du banana bread, du smoothie banane-caramel, et des muffins à la banane et aux dattes qui sont à se rouler par terre de pâmoison. Voilà, c'est dit.
C'était la divagation du jour; vous pouvez disposer messieurs-dames…
 

Et selon la légende, "banane" est l'un des premiers mots que j'ai prononcés. Pourquoi donc "banane" ? Bin, parce que j'en voulais une :D