Adelaide, welcome !

 

 

Je viens juste d'atterrir à Adelaide, la capitale de l'Australie-Méridionale, et de faire plus ample connaissance avec mes nouveaux hôtes. Ma reconnaissance était déjà infinie envers mes premiers hôtes qui étaient, le mot est faible, fantastiques, et je sens qu'elle va l'être tout autant pour ceux-ci. Encore une fois, je suis totalement soufflée.

Plus de nouvelles et de photos à venir … – stay tuned !

Karrakatta Cemetery

 

 

En regardant les photos que j'avais prises le 17 juillet dans le cimetière de Karrakatta, celle-ci m'a singulièrement frappé. 
Pas seulement à cause de l'étrange coïncidence que recèle maintenant cette balade, mais parce que l'image de ce jeune arbre, né au milieu du cimetière, et utilisant la terre enrichie par les morts pour grandir, m'a logiquement rappelé Nadav d'abord, puis l'ancienne citation de Saint-John Perse que j'avais lue dans le texte il y a maintenant cinq ans :


« Ne crains pas », dit l’Histoire, levant un jour son masque de violence – et de sa main levée elle fait ce geste conciliant de la Divinité asiatique au plus fort de sa danse destructrice. « Ne crains pas, ni ne doute – car le doute est stérile et la crainte est servile. Écoute plutôt ce battement rythmique que ma main haute imprime, novatrice, à la grande phrase humaine en voie toujours de création. Il n’est pas vrai que la vie puisse se renier elle-même. Il n’est rien de vivant qui de néant procède, ni de néant s’éprenne. Mais rien non plus ne garde forme ni mesure, sous l’incessant afflux de l’Être. La tragédie n’est pas dans la métamorphose elle-même. »


Saint-John Perse, Discours de Stockholm

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History of cochlear implant

 

Vous pouvez également retrouver le contenu de cet article au sein de la page "Cochlear implant" dans le menu Pages.

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The origins : Volta's experimentation

Interest in stimulating hearing with electricity began in the 18th country with Count Volta, an Italian physicist who developed the electric battery. In 1800, he connected batteries to two metal rods that he inserted in his ears. He described that he received a 'jolt in the head' and then a sound 'a kind of crackling, jerking or bubbling as if some dough or thick stuff was boiling' (Epstein:1989: 34). Not surprisingly, it was quite uncomfortable and Volat did not repeat the experiment !

Fifty years after Volta, a Frenchman, Duchenne of Boulogne, tried using an alternating current to stimulate his hearing and heard what he described as a sound like an insect trapped between a glass pane and a curtain.

Alessandro Volta
Alessandro Volta

Stimulating the auditory nerve

The first direct stimulation of the auditory nerve in a human was performed during an operation by Lundberg in 1950 – the patient became aware of noise. In 1957, Djourno and Eyries implanted an electrode attached to an induction coil in the head of a deaf person. They were able to transmit a signal to the electrode via a radio antenna on the outside of the body. The person heard sounds resembling the chirping of a grasshopper or cricket. He was also able to recognise simple words like mama, papa, and allo. This experiment inspired many investigators about the possibilities of using implanted prostheses to enable deaf people to hear.

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Rottnest Island

 

 

"Rotto" pour les intimes, comme l'appellent les habitants de Perth, est une petite île de 11 km de long et 4,5 km de large à son point le plus étendu. Elle se trouve à 19 km de la côte; on y accède par le ferry via Perth en plus d'une heure, ou via Fremantle en 45 mn. Les voitures y sont interdites, le seul moyen de déplacement étant les navettes locales, qui font le tour de l'île… ou le vélo. Vous devinez sans peine lequel j'ai choisi :D d'autant plus qu'on peut louer un vélo en même temps que l'on achète son billet de ferry – le casque, obligatoire sur l'île, étant fourni avec. L'équipe du ferry s'occupe du transport de votre vélo, que vous n'avez qu'à cueillir à l'arrivée, puis rendre au moment du retour.

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Et lux perpetua luceat eum

(English version below the French text)

Il y a quelques mois, j'avais commencé à garder un enfant sourd qui se relevait tout juste d'une méningite. Il était encore en fauteuil roulant, mais avait retrouvé tout le reste de ses facultés. Il partageait ses journées entre l'école, l'orthophonie, le kiné et autres suivis médicaux, toujours accompagné par un adulte. Il avait été malade trois ans, mais n'avait pas de retard scolaire, et était premier de sa classe. Il passait son temps libre à lire, dessiner ou jouer aux jeux vidéos; parfois il faisait sa tête d'oeuf, parfois faisait des blagues, parfois demandait la lune, comme n'importe quel enfant de son âge. Et au milieu de tout ça, il tentait de vaincre les résidus de sa maladie.

C'était en le regardant, un jour, que je m'étais dit : il faut vraiment que je parte. Pour faire reconnaître le courage d'enfants tels que lui; pour montrer que des gens comme lui peuvent s'en sortir et sont plus méritants que n'importe qui.

Pour honorer le courage de sa famille, qui se battait avec lui chaque jour, du matin jusqu'au soir. L'exemple que ses parents et son frère m'avaient donné chaque jour où je les voyais : toujours souriants, généreux, prêts à rendre service, à trouver une solution pour les problèmes quotidiens rencontrés par Nadav. Toujours patients, toujours en train de lui remonter le moral en mettant de côté leurs propres soucis et leurs propres craintes; toujours prêts à trouver le meilleur pour lui, et à l'aider à profiter de l'instant présent sans se focaliser sur les points sombres.
Pour honorer son courage à lui, surtout, que j'admirais sans rien dire, et qui m'aidait à oublier mes douleurs au dos et aux bras quand je le voyais jeter toutes ses forces dans la montée de l'escalier pour en atteindre le bout. Qui nous permettait de laisser passer ses accès de mauvaise humeur et ses râleries sans sourciller, puis de nous taquiner mutuellement quand il redevenait de bon poil.
Qui me rendait terriblement consciente que partir en Australie n'était rien à côté de l'énergie qu'il dépensait chaque jour avec ses parents pour s'accrocher à la vie – une énergie qui allait à ce point au-delà des mots qu'elle forçait l'admiration et le respect.

Sa rechute, peu avant mon départ pour l'Australie, m'avait poussé à continuer à l'aider autant que possible avant de partir. Et le seul regret qui a failli me faire reculer, dans la zone internationale de l'aéroport de Roissy, a été pour lui.

Ce n'est pas forcément ceux qui vivent qui sont les plus méritants, et Nadav l'était infiniment plus que moi.

Ceux qui savent ce que cela m'a coûté d'être ce que je suis, de faire ce que je fais aujourd'hui, et peuvent imaginer l'ampleur de ce qu'il affronta, lui; qui connaissent les difficultés qu'il faut affronter lorsqu'on est sourd, lorsqu'on est handicapé, lorsqu'on est malade,
qui savent ce que représente l'enjeu de vivre au quotidien, d'être et de rester vivant jusqu'au bout,

 

aujourd'hui, rendez hommage à Nadav qui vient de mourir, et à sa famille.

 

 

//  Some months ago, I babysitted a deaf kid, who was recovering from a meningitis. He was still in a wheelchair, but had recovered all his other abilities. His daytime was filled by school, physical and speech therapy, and other kind of medical cares, always accompanied by a grown-up. He had been sick for three years, but was no year behind at school and was top of his class. He spent his free time reading, drawing, playing videogames; sometimes he could sulk, make tricks, or cry for the moon, like any kid of his age. And in the middle of all this stuff, he was trying to vanquish the remnants of his disease.

It was while looking at him, one day, that I said to myself : I really have to leave for Australia. To make one day the bravery of children like him being acknowledged; to show that people like him can pull through and are more deserving than anyone else.

To honour the bravery of his family who was fighting with him every day, from dawn to nightfall. The model his parents and brother had given me every day I saw them : always smiling, always generous, ready to help, to find the answers to all daily problems Nadav could encounter. Always patient, always cheering him up and keeping aside their own doubts and fears, always ready to find the best for him and to help him to make the most of the present without focusing on the dark sides.
To honour his bravery above all, that I admired without saying anything, which helped me to forget my aching back and arms when I saw him throwing all his might in climbing the stairs all the way up. Which allowed us to let pass his bad moods and his groanings without batting an eyelid, and to josh each other when he was again in a good mood.

Which made me awfully conscious that leaving for Australia was nothing in comparison to the energy he spent every day with his parents to cling to life – an energy that went so far beyond words that it commanded admiration and respect.

His relapse, a short time before my departure, led me to keep helping him as long as possible before leaving. And the only regret that nearly made me step back in Roissy airport's international zone was about him.

It's not necessarily these who still live who are the most deserving, and Nadav was infinitely more deserving than me.

Those who know what it cost me to be what I am, to do what I'm doing today, and can imagine the extent of what he faced, him,  those who know the difficulties you face when you're deaf, when you're disabled, when you're sick,
those who know the challenge of living day after day, of being and staying alive all the way until the end,

 

today, please pay homage to Nadav who just died, and to his family.

 

 

Une fraction de seconde

Est-ce que vous savez –
Est-ce que vous savez seulement ce que cela représente, parfois, le courage ?

Le courage de faire ce pas en plus; le courage de se tourner vers quelqu'un et de lui tendre la main en premier.
Le courage de parler le premier, et de parier sur la bonté de la personne qui se trouve devant vous ?
Le courage de parler à l'asocial, au paria; ou inversement, de parler à l'adulé, à l'influent.
Le courage de reconnaître la différence pour mieux bâtir un pont entre vos similarités
Le courage de faire quelque chose que vous n'aviez jamais fait, même en rêve; que vous ne vous auriez jamais pensé capable de faire jusqu'à l'instant où vous sentez que vous devez le faire ?

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Temps mitigé

 

Après un début de journée ensoleillé, le temps est redevenu maussade avec des accès de pluie diluvienne imprévisibles. Inutile de sortir le vélo donc ! Si bien que je bosse à la maison avec les chats réfugiés dans leurs cocons respectifs. Notamment sur la traduction du site qui se faisait quelque peu attendre, et sur les mises à jour photo et interview…

Mais, tiens, la pluie s'est arrêtée, et les chats sont ressortis… Et une petite balade à Karrakatta me tente bien, tout compte fait.

Allez, c'est parti !

 

EDIT : Voici les photos de la seconde balade à Karrakatta le lendemain, où le soleil était cette fois au beau fixe !

Pinnaroo Valley Memorial Park

 

Pour conclure en beauté le weekend, nous sommes allés voir les kangourous :) Où, je vous le donne en mille… dans un cimetière ! Au début on en a croisé un, puis deux… puis on a abandonné la voiture, et on a marché. On en a encore rencontré deux… Puis tout d'un coup on a aperçu une véritable horde, en train de brouter paisiblement sur une énorme esplanade d'herbe et de tombes. Marcher au milieu des kangourous, à moins d'un mètre d'eux parfois, sans qu'ils ne bronchent était assez fantastique comme situation, d'autant plus qu'on était à la tombée du jour !

EDIT : Les photos sont enfin publiées; vous pouvez les voir dans la galerie du Pinnaroo Valley Memorial Park :

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West Coast Eagles vs. Adelaide Crows

  

 

Pour parachever mon acclimatation à l'Australie, il ne me manquait plus que d'assister à un match de football australien… C'est chose faite maintenant, grâce aux voisins de mes hôtes, grands fans des West Coast Eagles, qui m'ont embarquée dans leur minibus pour aller les encourager au Subiaco Oval – Oval étant le nom générique des terrains de foot et de sport aussies, un peu comme "stade" chez nous – après m'avoir planté sur la tête d'office une casquette à l'effigie de l'équipe et donné une écharpe à leurs couleurs. Des fans absolus, que je vous disais… :D

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