Robin

 

Canon 450D, objectif Tamron 18-200. Réglages 1/80 f/6.3 ISO 400

 

Sur ma lancée, je vous présente aussi le petit oiseau qui nous a observés avec curiosité pendant toute la session photo sur le pont de la Maruia River : le South Island robin ! Pendant qu'on mitraillait à tout va, en grommelant et en changeant de réglages toutes les deux secondes, il s'est rapproché par petits bonds depuis les arbres au-dessus du pont puis sur la rambarde de ce dernier, jusqu'à se retrouver à cinquante centimètres de nous sans sourciller.
Quand je m'en suis rendu compte, j'ai eu le temps d'enlever le filtre polarisant (qui aurait rendu son plumage trop sombre) et de baisser les ISO en conséquence, mais je n'ai pas touché au reste des réglages (paramétrés pour la rivière !) de peur qu'il s'envole avant que je ne puisse le shooter. J'ai donc photographié au petit bonheur la chance, et suis bien tombée !… mais sachez que 1/80 c'est normalement beaucoup trop faible comme vitesse d'obturation pour avoir une photo nette d'un oiseau; il faut être dans les 1/200 parfois monter jusqu'à 1/1000… Là, j'ai eu de la chance, parce qu'il prenait littéralement la pose !

Après cela, il nous a suivis une partie du chemin, avant de vaquer à ses affaires et de nous laisser tomber sur un trio de fantails… mais ça ce sera pour une autre fois !

Maruia River

 

Canon 450D, objectif Tamron 18-200 et filtre polarisant, réglages 1/100, f/4.5 ISO 800

 

Cette rivière à l'eau bleu glacier se trouve en plein milieu de l'île sud, dans la Lewis Pass, une trouée au milieu des montagnes par laquelle passe l'autoroute qui relie Murchison à Christchurch. Elle signe le début d'une très belle randonnée de 4 à 5 heures qui conduit au lac Daniells, complètement perdu au milieu de forêts de fougères et des montagnes environnantes.

Ici, le défi était de parvenir à bien rendre la couleur de l'eau malgré les reflets sur la surface et la lumière basse. J'ai donc utilisé un filtre polarisant, une vitesse pas trop élevée mais assez pour pouvoir tenir l'appareil à la main sans effet de flou, et j'ai compensé la basse lumière avec une grande ouverture et des ISO élevés.

On se croirait plongé dans un conte de fées, non ?

Lower Tama Lake

Lower Tama Lake

 

Canon 450D, objectif Tamron 18-200mm et filtre polarisant. 1/100 f/8 ISO 100

Le sommet que vous voyez en arrière-plan est le mont Ruapehu, un des trois volcans du parc. Suite à un jour off au travail et à un temps magnifique prévu, on s'est tirées du lit à l'aube pour aller faire la randonnée des Tama Lakes, dans le Tongariro National Park. Elle est longue – six heures – mais les vues sont magnifiques dès que le temps s'y prête. La dernière montée jusqu'à l'Upper Lake est la plus raide du chemin, mais la vue finale vaut le coup. Jugez par vous-mêmes !

D'autres photos ici :

Bébé otarie

 

Canon EOS 450D, objectif Tamron 18-200mm. Réglages 1/125, f6.3, ISO 1600

 

Ce n'était que l'un des bébés otaries qui batifolaient par dizaines dans une petite rivière à quelques mètres de la côte de Kaikoura. Un spectacle magique, mais difficile à shooter à cause de la faible lumière et des gros contrastes qu'il y avait entre les reflets de l'eau et le pelage sombre des otaries. J'ai rongé mon frein pendant un moment, car mon appareil ne peut monter que jusqu'à 1600 ISO, ce qui n'était pas suffisant au début pour avoir des images claires ET nettes. Et impossible de filmer les ébats des otaries avec, par-dessus le marché – il n'a pas de mode vidéo ! Alors qu'à côté de moi Stef s'en donnait à coeur joie avec des ISO à plus de 2000 et plein de vidéos. Peinard. Grmbll.

J'ai un peu grogné dans ma barbe, contemplé le ballet des otaries, puis j'ai cherché un emplacement plus éclairé, quitte à faire du hors-piste, et j'ai rapidement rejoint le début de la piste, là où le soleil arrivait encore à percer les arbres. Ne restait plus qu'à trouver les bons réglages et à attendre l'instant où les bébés sortaient la tête de l'eau pour nous renifler avec curiosité… et voilà !

Bellbird

 

 

Canon EOS 7D, objectif Canon EF 100-400mm f4.5-5.6 IS USM

 

C'est l'un des oiseaux délogés du flax par le tui… qui est revenu à la charge sitôt ce dernier envolé quelques mètres plus loin ! Il fait partie de la même famille que le tui, les honey-eaters (autrement dit, ils mangent tous deux du pollen, d'où la bataille autour du flax). Petit et très mobile, il n'est pas facile à shooter… c'est pour cela qu'il m'a fallu de nouveau recourir au matériel de Stef pour le photographier, et attendre qu'il s'immobilise une seconde pour surveiller ses alentours.

La tache orange que l'on discerne au sommet de sa tête est le pollen dont il s'est goinfré. Regardez les nuances vertes tirant sur le jaune de son plumage; elles lui permettent de se fondre dans le feuillage des arbres.

 

Tui

 

 

Canon EOS 450D, objectif Tamron 18-200mm f/3.5-6.3 XR Di II LD Asphérique [IF]

 

Le tui est l'un des oiseaux que l'on rencontre le plus fréquemment en Nouvelle-Zélande, ce qui en fait un meilleur emblème que le kiwi, pratiquement invisible de nuit comme de jour. Celui-ci, après avoir défendu avec férocité son buisson contre les bellbirds, s'est ensuite perché sur la fleur du flax, pour se gaver de pollen. Lequel flax était juste sous notre nez, au fond du jardin.

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Photographie

J'ouvre cette nouvelle catégorie, pour mettre l'accent sur les photos que j'aime particulièrement, soit parce qu'elles sont réussies, soit parce qu'elles ont une histoire intéressante à raconter. Aussi et surtout pour faire droit sur ce blog à la part croissante que prend la photo dans mon quotidien.

Et ça vous fera des 'eye candy' de temps en temps sans avoir à passer tout le temps par les albums photo !